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Cours de jardinage du 20/10/2018 au GardenLab

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Graines de Oaï organise , une fois par mois un cours de jardinage, sur le Garden Lab, à la Pousaraque, jusqu’à la fin du mois de février 2019.

Ensuite, les séances se poursuivront sur une parcelle de 2000 m² aménagée, par la commune de Gignac-la-Nerthe, pour servir d’écrin au jardin de semences de GDO et aux futurs jardins partagés.

jardiniers en herbe en mode présentation cool

jardiniers en herbe en mode présentation cool

1ère séance

C’est le samedi 20 octobre dernier, à 10 heures que le groupe des jardiniers et jardinières s’est formé pour la 1ère séance de 2 heures.

Les participant.e.s ont exposé leurs attentes et leurs objectifs, autour d’un café et de quelques gâteaux faits maison, par Monique.

De l’envie de retrouver le potager de son enfance aux senteurs de tomates fraîchement cueillies, à la préoccupation de manger sainement, en passant par la perspective d’autonomie alimentaire grâce à la permaculture, les attentes sont variées. Nous veillerons à ce que chacun .e puisse avancer sereinement et sûrement dans son cheminement personnel.

Une graine de Oai pliant un sachet

Une graine de Oai en plein pliage de sachets

Biodiversité

Pour ce 1er cours, le thème était la biodiversité au jardin et les bénéfices que le jardinier peut en retirer. Il a aussi été question de la connaissance du sol. Une visite à chaque carré pour identifier les plantations, un focus particulier sur celui dédié aux semences paysannes et un petit tour pour admirer les planches de culture de Julie, maraîchère en devenir, et le cours peut débuter.

Observation et diagnoctic

Tout commence par l’observation car le jardinier ne doit pas imposer sa volonté au jardin mais plutôt travailler avec elle. Ce matin là, la découverte portait sur les plantes dont la présence est dominante sur le terrain. Les plantes bio-indicatrices donc, qui donne des informations sur la structure et la nature du sol.

plantes bio indicatrices

Arctium lappa

Les échantillons récoltés, et identifiés grâce à Barbara et Carole, ont ensuite été croisés avec les informations recueillies dans l’ouvrage de référence en la matière, de Thiry et Ducerf « Les plantes bio-indicatrices ».

Pour compléter ce début de diagnostic, quelques tests ont été abordés comme celui du bocal.

Préparation du potager d’hiver

A la fin de la matinée, tous sont repartis avec la consigne de poursuivre les tests sur la terre de leur jardin. Cela, afin d’en tirer les enseignements pour la préparation du potager d’hiver, thème du prochain cours qui aura lieu le 10 Novembre.

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La semence dans tous ses états à Gignac-la-Nerthe

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Demandez le programme

Graines de Oaï fêtait la semence paysanne, samedi 27 octobre, à l’Espace Pagnol de Gignac-la-Nerthe.

Le bureau

Le bureau (côté féminin)

Durant l’après-midi, Carole et Barbara, présidente et secrétaire de l’association, ont déroulé , à un rythme soutenu et, dans une ambiance positive et dynamique, un programme allant du global (la planète) au local ( le territoire), mêlant conférence sur la biodiversité menacée et les enjeux de la préservation des graines, la diffusion du documentaire de Christophe Guyon « La semence dans tous ses états » et l’intervention de Thierry Seren, paysan-boulanger à St Julien les Martigues.

Cet acteur local cultive les blés anciens pour produire sa farine et ensuite façonner un pain aux saveurs incomparables. Thierry a témoigné de son parcours professionnel et de son cheminement de vie qui l’ont mené de l’entreprise aux champs. Puis il a répondu à de nombreuses questions du public.

Thierry Seren, paysan boulanger

Thierry Seren, paysan boulanger

Des stands intelligents, ludiques ou encore gourmands

Par ailleurs, Jeanne, Monique, Nathalie, Franck, Jeff, Henri et Alain, membres actifs de Graines de Oaï étaient mobilisés pour l’animation des stands :

Echanges à la grainothèque

Echanges à la grainothèque

  • la grainothèque

  • un stand lombricompostage

  • un stand activités pour les enfants

Léna, Paul-Marie, Lydia et Anna accueillaient les gourmands à la buvette avec des gâteaux et des boissons maison.

Thierry Seren et son épouse avaient apporter quelques-uns de leurs pains, pour une dégustation.

Joce était également présente pour une vente de fromages de chèvre et, pour les amateurs de miel. Alain avait apporté quelques pots de celui qu’il a récolté au rucher école.

Qu’en a pensé le public ?

Les réactions du public ont été très positives : « un après-midi où on a appris plein de choses ; », « ambiance très sympathique », « merci pour vos actions », « ça fait plaisir de voir que des gens s’investissent pour défendre notre patrimoine », etc….

les graines du futur

les graines du futur

De plus, nous avons pu noter un vif intérêt pour les semences paysannes sur le stand grainothèque. En effet, de nombreux participants ont emprunté des semences paysannes de légumes, à planter en automne, mais également des graines pour le printemps. La grainothèque a enregistré un don de graines de fleurs et plusieurs promesses de dons.

Nous avons même rallier à notre projet 4 nouveaux adhérents. Ils suivront les cours de jardinage du samedi au GardenLab pour apprendre à cultiver les semences paysannes, en prenant soin de la terre et du vivant.

Oeufs de Oai

Oeufs de Oai

Que retenir sur la thématique de cet après-midi ?

Tout d’abord, la biodiversité des écosystèmes est gravement menacée. Il en est de même de nombreuses espèces animales et, près de nous, de l’abeille, considérée désormais comme

une espèce en voie de disparition.

Pour la biodiversité végétale, les lendemains ne sont pas meilleurs. Des plantes sauvages disparaissent à la vitesse de l’urbanisation, de la pollution et de la déforestation.

Quant aux espèces cultivées, l’érosion de la diversité depuis l’apparition du catalogue, dans les années 50, est évidente. Les semences hybrides F1 et les semences industrielles, en général, sont les seules commercialisables. Il en découle une perte des qualités gustatives et nutritionnelles car ces variétés ont été conçues uniquement pour des objectifs de production, de mécanisation et de conservation.

Ensuite, la mainmise des multinationales de l’agrochimie sur les semences, via les brevets et les Certificats d’Obtention Végétale, est une menace pour notre souveraineté alimentaire, pour la conservation de notre patrimoine, pour la biodiversité et pour la démocratie.

Enfin, les semences industrielles représentent un grave danger pour les sols et l’environnement mais aussi pour notre santé. Elles nécessitent un usage intensif des intrants chimiques.

Le documentaire de Christophe Guyon est, par ailleurs, alarmant pour ce qui concerne les OGM pour lesquels aucuns tests de toxicité rigoureux et indépendants ne sont effectués. Certains OGM (par mutagénèse) ne sont pas juridiquement considérés comme tels et échappent à la législation sur les OGM.

Il n’y a plus d’espoir ?

Nous pouvons relever une avancée : le nouveau règlement européen sur l’agriculture biologique permettra que les agriculteurs bio, à partir de 2021, utilisent les variétés anciennes et réensemencent leurs champs avec les graines qu’ils auront produites.

Au niveau national, la loi Egalim votée, le 2 octobre 2018, autorisait les associations, notamment, à vendre les semences paysannes aux jardiniers amateurs.

Nous nous en réjouissions, samedi dernier, car cela pouvait favoriser un usage plus répandu de ces variétés non commercialisées, jusqu’à maintenant, et donc oubliées dans les jardins potagers.

Censure

Le GNIS s’alarmait de cette autorisation. Le lobby des semenciers industriels a fait le reste. Des sénateurs ont saisi le Conseil Constitutionnel qui a décider de rejeter l’article 78 de la loi Egalim concernant les semences paysannes. ici

En conclusion

Restons mobilisés pour défendre les variétés paysannes libres et reproductibles !

Continuons de les diffuser grâce à la grainothèque !

Nous les cultiverons prochainement au jardin de semences, sur le Garden Lab, à Gignac-la-Nerthe !

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Visite le 22 Octobre au CBNMed de Porquerolles

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CBN

CBNMed

Le lundi 22 octobre, les membres du bureau de l’association Graines de Oaï ont été accueillis à l’embarcadère de la Tour fondue,  par Lara du CBNMed de Hyères  (Var), pour une traversée à destination de l’île de Porquerolles où sont situés les locaux opérationnels de cet organisme public, défenseur de la biodiversité méditerranéenne.

Objectif de cette rencontre et de la visite : en apprendre davantage sur les missions du CBNMed et découvrir sa banque de graines ainsi que ses méthodes de travail.

Nous remercions chaleureusement Lara pour son accueil et pour sa disponibilité.

 

Qu’est-ce que le CBNMed ?

Pourquoi faire?

Pourquoi faire?

Le CBN est un centre public qui a plusieurs missions:

  • un rôle de suivi des plantes locales sur sites naturels en procédant à des inventaires et des relevés réguliers pour constater les évolutions (progression ou régression du territoire occupé, nombre d’individus…)
  • un rôle de lutte contre les plantes envahissantes qui deviennent de plus en plus problématiques. Le cas de l’ailante est un exemple caractéristique. Ce végétal a été introduit comme plante ornementale et pour sa capacité à pousser rapidement. Progressivement sa capacité à drageonner et à produire beaucoup de graines lui permettent d’envahir le territoire. De plus l’ailante sécrète une substance allopathique qui empêche les autres de plantes de pousser. Il est très dur de s’en débarrasser et il prend progressivement la place d’autres variétés locales qui à terme pourraient disparaître.
  • un rôle de conservation à travers une banque de graines (dont les plus vieilles datent de 1976!!) et le suivi des espèces menacées in-situ. C’est cet aspect qui nous intéresse ici.

La zone d’action du Conservatoire Botanique National de Méditerranée est assez étendue. En effet, la flore caractéristique de la Méditerranée se retrouve tout le long de ses côtes, et même jusqu’en Lozère !

 

 

 

 

Le processus pour arriver à conserver des graines pendant des dizaines d’années

Lara nous a expliqué le processus de récolte et tri des graines avec le remplissage d’une fiche de récolte qui indique :

  • L’espèce
  • Le lieu de récolte
  • Le nombre d’individus sur lesquels ont été ramassées les graines
  • Le nombre d’individus total du secteur…
Autant de données qui permettent de mieux appréhender la richesse génétique de l’échantillon et de sa représentativité.

 

Un dessicateur

Un dessiccateur

Les choses sérieuses commencent ensuite avec le dessiccateur. Non ce n’est pas un super héros ou un outil de jardinage intensif. C’est une enceinte dont l’hygrométrie est contrôlée et stabilisée autour des 30%. Les petites bêtes et les champignons ne résistent pas à une valeur si basse. Les graines, elles, ont été prévu pour. En effet, dans la zone méditerranéenne, les graines sont souvent exposées à de longues périodes de sécheresse. Le passage en dessiccateur ne diminue donc en rien leur taux de germination!

 

 

Une fois desséchées une première fois, les graines sont triées à la main et conditionnées dans des flacons avec un fond de silica gel et une couche de coton.

Flacons de graines conservés en chambre froide

Flacons de graines conservés en chambre froide

 

Les graines sont ensuite au choix:

  • envoyées en chambre froide à 5°C
  • lyophilisées grâce à un matériel très sophistiqué qui permet de baisser le taux d’humidité à environ 5%, limite de viabilité des graines.

Régulièrement des tests de germination sont effectués dans des étuves dont la température et la lumière sont contrôlées. Suivant les graines testées des cycles différents sont mis en place (alternance jour/nuit, alternance température haute et basse…).

 

Porquerolles et sa végétation

Porquerolles et sa végétation

Après cette présentation technique et la visite des locaux nous avons fait le tour des extérieurs. Ainsi, des centaines de variétés d’arbres, notamment d’olivier et de figuier, et de plantes sont conservées sous ombrières. En plus du CBNMed, c’est l’association Copains qui s’occupe de préserver cette belle collection. Cette association aide à la réinsertion de demandeur d’emplois en les formant à la culture biologique.

Ombrière

Ombrière

 

La marque végétal local

Dans le cadre du jardin de semences de GdO (ouverture Mars 2019), des haies vont être mises en place pour attirer les pollinisateurs et offrir des abris à la faune locale. Nous avons profité de notre rencontre avec Lara pour lui demander quelles espèces seraient les plus à même de s’adapter au jardin et quelles espèces éviter.

 

Elle nous a alors présenté la marque « Végétal Local » qui aide à choisir des variétés adaptées à sa région et qui ne risquent pas de devenir envahissantes.

 

Un petit film de présentation et d’explication permet de mieux comprendre les enjeux et la nécessité de bien choisir ses végétaux : ici

 

Et pour Graines de Oaï alors ?

En plus d’avoir fait le plein de vitamine D, cette journée a été très enrichissante pour Graines de Oaï. Elle nous a permis de voir l’ampleur du travail qui nous reste à faire au jardin de semences :

  • Semer suffisamment d’individus pour conserver la variété génétique de l’espèce
  • Récolter des graines à différentes périodes et à différents états de fructification
  • Assurer un bon séchage pour limiter les problèmes de parasites et de développement de champignons
  • Réguler les conditions de conservation pour préserver les qualités germinatives des semences

La découverte de la marque « Végétal Local » est également à noter car elle nous permettra de faire les bons choix pour nos futures plantations. Nous pourrons donc mettre en cohérence notre travail sur les graines et l’environnement dans lequel nous les sèmerons !

 

Site du CBN MED : ici

Site de l’association « Copains » : ici

Plaquette de présentation de la marque « Végétal Local » : ici

 

  • un autre dessiccateur
    un autre dessiccateur

 

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